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RUE ROUSSELET (Histoire de Paris
rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875)
Notice écrite en 1862. Elle porte le nom de rue
Rousselet depuis 1721. Elle est dénommée chemin des Vachers
sur le plan de Bullet et Blondel (1676) ; on l'a appelée aussi
rue des Vaches. Rousselet, propriétaire, est devenu sous la Régence, père et parrain d'une rue, qu'on appelait auparavant chemin des Vachers. Des masures y sont plus anciennes que les maisons bourgeoises, dont quelques-unes ont été des hôtels. L'ordre numérique y commençait et y finissait rue de Sèvres, quand il n'était pas fait de différence entre les chiffres pairs et les impairs ; maintenant il part à la fois des deux angles de la rue Oudinot. Que la noblesse de robe ait pris sa retraite, comme aujourd'hui la bourgeoisie modeste, dans cette rue honnête, et tranquille, il n'y a pas de quoi s'en étonner. Mais on y a aussi porté l'épée avec honneur. Les hôtels Béon, Lastic et Saisseval étaient occupés rue Rousselet, avant la grande révolution, par le marquis de Béon-Caseaux, chef de brigade des armes du roi, par le comte de Lastic, colonel d'infanterie, fils d'un lieutenant général, et par le marquis ou le comte de Saisseval-Feuquières, ces deux frères étant en même temps capitaines de cavalerie. Enfin, le n° 29 a été restauré et habité par Valérius, l'ancien bandagiste de la rue du Coq, que ses opinions légitimistes avaient tant compromis, au commencement du règne de Louis-Philippe, et qui a cessé de vivre en 1855. |
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