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RUE COCATRIX (Histoire de Paris
rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875)
Notice écrite en 1858 sur une rue que l'Ile de la Cité a entièrement perdue depuis. La Maison des grands Hommes. — Les Écoliers de Cluni. La halle de Beauce, qui étalait dans
la Cité rue de la Juiverie, fut donnée par Philippe le Bel
à son échanson ; Geoffroi Cocatrix, qui demeurait rue Cocatrix.
Le favori du roi était même titulaire du fief de Cocatrix,
assis entre la rue des Deux-Ermites et la rue d'Arcole, dans ce que cette
dernière a de méridional. Le taupier, c'est-à-dire
le cabaretier de la rue, s'appelait Nicolas Barbe en 1315 ; mais il y
tenait le « cabaret Cocatrix, proche, celui des Marmouzets. » De Jean de la Caillé, imprimeur de la police, qui dédia son plan de Paris à Desmarets, contrôleur général des finances, nous tenons qu'on comptait 10 maisons et 2 lanternes rue Cocatrix en 1714. Il est vrai que cette voie publique formait alors un retour d'équerre du côté de la rue d'Arcole, crochet retranché en 1843 au profit de la rue Constantine. Des maisons dont La Caille a fait l'addition, pas moins de 8 ont disparu ; quelques-unes les ont remplacées. Les n°s 7 et 8, étant les seuls qui n'aient pas même changé d'alignement, nous donnent par conséquent l'ancienne largeur de la rue. Ne confondons pas le premier de ces immeubles, qui est exploité en garni, avec une autre maison de la rue qui avait plus de prétentions. Florentin y logeait, à l'enseigne de la Toison d'Or, les plaideurs de province, dans le coeur du XVIIIe siècle, moyennant 10, 15 ou 18 livres par mois, selon l'importance du procès qui les appelait salle des Pas-Perdus. Dans l'autre logeait alors Thiébault, greffier-commis au greffe civil du parlement. Dans ce qui faisait coude, le marquis de Verneuil était propriétaire et mitoyen avec le chapitre de Notre-Dame, bus Louis XVI : tous deux avaient M. Tiron pour vis-à-vis. |
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