|
|
|
|
|
|||||||||||
RUE DE HARLAY-AU-MARAIS (Histoire de Paris
rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875)
Notice écrite en 1861. Les filles du Saint-Sacrement avaient reçu de la Ville, par voie d'adjudication, le terrain que ces religieuses avaient vendu au chancelier Boucherat ; le jardin de l'hôtel Boucherat, situé rue Saint-Louis (maintenant rue Turenne), ne finissait qu'au Boulevard. La fille du chancelier, Anne-Françoise-Marie-Louise Boucherat, veuve de Auguste de Harlay, conseiller d'État, vendit en plusieurs lots une portion du jardin de l'hôtel, après avoir obtenu l'autorisation de percer la rue de Harlay, qui fut livrée à la circulation en l'année 1721 et sur laquelle le Saint-Sacrement avait une issue. On y retrouve trois maisons séculaires qui ont perdu à la Révolution leur dénomination d'hôtels de Ruault, de la Blache et de Villars, et auxquelles se sont ajoutées des constructions. La rue Neuve-de-Harlay, qui ne se distingue plus de la vieille, avec laquelle elle formait équerre, était perpendiculaire au Boulevard. Une place de 242 toises y échut à la susnommée Mme de Harlay, née Boucherat, par donation de Françoise de Loménie, seconde femme du chancelier Boucherat. L'aînée de ces deux rues vit de
bonne heure affluer les gourmands du Marais chez Leroux, pâtissier
traiteur, renommé pour « des pâtés en croûte
fine de jambon de Bayonne, des dindons à la Gatinoise, des têtes
de veau farcies, etc. |
|
|
|
|||||||||||
| :: HAUT DE PAGE :: ACCUEIL |
|
|||||||||||||